Le bâtiment

Découvrez le bâtiment original conçu par l’architecte Kenzo Tange, lauréat du prix Pritzker. Cet écrin, mêlant ouvertures lumineuses et lignes épurées, accueille une exceptionnelle collection d’œuvres d’art asiatique.

L’architecte

Kenzo Tange (1913-2005) est l’une des grandes figures de l’architecture japonaise de l’après-guerre.

Fortement influencé par Le Corbusier, il s’est aussi inspiré de l’architecture traditionnelle japonaise en tentant de combiner concepts traditionnels et modernité. Son style à la fois sobre et puissant s’exprime dans des bâtiments épurés en béton brut, mais dès les années 1970, il se rapproche des normes internationales en recouvrant les façades de plaques de verre ou de pierre.

En 1987, il est le premier japonais à recevoir le prestigieux Pritzker Architecture Prize, sorte de Nobel de l’architecture, pour l’ensemble de son œuvre. 

Son originalité

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Placé au milieu des parfums et de la verdure, le musée des Arts asiatiques est construit sur le lac du parc, donnant l'illusion de flotter sur l'eau.

L'esthétique architecturale du musée repose sur le contraste des formes pleines et des parois transparentes. Le marbre blanc recouvrant les murs du musée lui apporte une apparence de robustesse tandis que les pans de verre lui concèdent de la légèreté.

Ces volumes sont nettement séparés par des ouvertures linéaires donnant l'impression que l'architecture se joue des lois de la pesanteur.

Un lieu, des œuvres. La cohérence de l'architecture a induit le parcours de la visite.

Dans mon esprit, ce musée est un bijou couleur de neige brillant dans l'azur de la Méditerranée. C'est un cygne qui flotte sur un lac paisible au milieu de la végétation luxuriante... Kenzo Tange

Fondé sur un choix d’œuvres emblématiques évoquant l'esprit des cultures asiatiques, mêlant arts de cour et expressions populaires ou tribales, les collections du musée réconcilient des genres traditionnellement éclatés entre musées d'histoire,  d'ethnographie et des arts décoratifs, tout en s'intéressant aussi à certaines créations contemporaines.

La présentation muséographique conçue par l'architecte François Deslaugiers va totalement dans le sens de cette mise en valeur de l'objet par des supports de verre et un éclairage raffiné.

Le plan du musée repose sur deux formes géométriques fondamentales de la tradition japonaise; le carré, symbole de la terre,et le cercle, symbole du ciel... Kenzo Tange

Les quatre cubes évoquent les deux civilisations mères, Chine et Inde, et leur transmission vers le Japon et l'Asie du Sud-Est.

Au premier étage, la rotonde couronnée d'une pyramide de verre est réservée à la sphère spirituelle du bouddhisme.
Le sous-sol est le lieu des expositions temporaires.

En effet le musée insiste, à partir de ces collections anciennes, sur la continuité des traditions et de savoir-faire en Asie. Au rez-de-chaussée, les 4 pôles géographiques du musée.

La cérémonie du thé a ouvert la voie au raffinement, non seulement des techniques de culture des plants de thé, mais de toutes les techniques utilisées dans la fabrication des objets de la cérémonie contribuant ainsi grandement au développement de l'artisanat d'art.