Les derniers Kalash de l’Hindu Kush

Photographie | Photographes en Asie | Musée des Arts asiatiques

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Photographies de Sarah Caron

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L'exposition

Sarah Caron s’est rendue pour la première fois en 2016 au « Kafiristan », nom donné aux trois vallées (Birir, Rumbur et Bumburet) où vivent aujourd’hui les Kalash, peuple aux traditions animiste et polythéiste installé dans le Nord-Ouest du Pakistan.

Le Kafiristan constituait jusqu’au XVIe siècle un état indépendant formé autour des montagnes de l’Hindu Kush (au pied des Himalayas). Cet état fut séparé au XIXe siècle par la ligne Durand établie par les Britanniques et sa population s’élevait alors à 250 000 individus.  Les  Kafirs  furent  totalement  décimés  en Afghanistan  et les survivants  des  différentes  vagues  de persécution se réfugièrent de l’autre côté, au Pakistan.

 L’accès aux vallées où sont installés les Kalash est, encore aujourd’hui, extrêmement  difficile. Les chemins en lacets qui montent à plus de 3000 mètres d’altitude sont si étroits qu’il faut compter plusieurs heures pour parcourir 10 kilomètres. Cet isolement constitue une protection relative tout en fragilisant la communauté dans les domaines de la santé et de l’éducation.

 Sarah Caron s’est immergée dans la société kalash, son organisation centrée autour de la femme, sa religion animiste et ses fêtes. Le sujet de cette exposition est profondément ancré dans l’actualité : un député kalash a été nommé pour la première fois au parlement de la province de Khyber Pakhtunkhwa en 2018.

 La photoreporter offre aux visiteurs du musée des Arts asiatiques un aperçu de l’intimité et de la vitalité de ce peuple kalash qui continue de transmettre ses traditions et son mode de vie dans une des régions les plus isolées du monde. 

Biographie de l'artiste

Photoreporter à la dimension internationale, Sarah Caron a voyagé à travers le monde au cours des 20 dernières années, pour le compte de divers magazines internationaux grand public et pour ses projets personnels. Au fil des ans, elle a couvert une vaste gamme de sujets, aussi divers que les lieux qu’elle a explorés. Qu'il s'agisse d'immigration illégale, de questions féminines ou de zones de conflit, Sarah a toujours eu une approche très personnelle et particulière de son travail, notamment à travers la représentation intime des sujets sur ses photographies. Dans ses efforts pour capturer l’élément humain spontané, elle s’aventure plus profondément dans la vie des gens en prenant le temps de les comprendre afin de transmettre cette compréhension à travers ses images.

Les œuvres de Sarah Caron ont été exposées partout dans le monde des Etats-Unis au Pakistan, et ont été acquises par le Fond National d’Art Contemporain Paris. Elle a également publié cinq livres, monographies et roman graphique.

Depuis le début de sa carrière, Sarah Caron a reçu de nombreux prix, tel que le Prix Canon / AFJ de la femme photojournaliste en 2012 pour son travail sur les femmes pachtounes qui a été présenté au Musée départemental des Arts Asiatiques de Nice en 2015.